Code & Systèmes Libres
LogP2P dans les média

Agence France Presse

25/6/2004 Depeche AFP

TF1

10/5/2004 5 Minutes au 20h00 de TF1 sur la cyber-pedo-criminalité. LogP2P cité comme outils majeur de la Section de Recherches de la Gironde.

Le parisien

8/12/2003 Article sur LogP2P dans le Parisien

M6

13/10/2003 Reportage dans le 6 minutes de M6 sur LogP2P et la SR 33

Agence France Presse

10/10/2003 DepecheAFP

Sud Ouest

1/10/2003 Article sur l'interpellation de deux individus ayant diffusé des fichiers à caractère pédophiles repérés par LogP2P

Kriptopolis.com

9/2003 Interview, en espagnol, de Frédéric AIDOUNI sur Kriptopolis

Ratatium.com

8/2003 Interview de Frédéric AIDOUNI dans Ratatium

Zataz

7/2003 L'article paru dans Zataz numéro 7

Action Innocence Group

Communiqué d'AIG suite aux articles précedents

L'Agefi

20/5/2003 Entrefilet sur LogP2P dans le quotidien de l'Agefi.

La Tribune de Genève

Lire l'article du 26/05/03 de la Tribune de Genève.

24 Heures

Article sur LogP2P du 25/5/2003 dans le quotidien suisse 24 Heures.

Lire l'article original

LogP2P, l'arme fatale contre la musique illégale

La police suisse teste un logiciel espion capable de débusquer les délinquants sur la Toile. Conçu pour lutter contre la pédophilie, le programme menace les réseaux peer to peer.

La traque aux pirates du web est ouverte en Suisse. Depuis plusieurs semaines, les polices cantonales testent un nouveau logiciel pour débusquer les délinquants sur la Toile, révèle l'agefi dans son édition de mardi dernier. Développé à l'origine pour lutter contre la cyberpédophilie, LogP2P retourne le mode de fonctionnement des réseaux peer to peer (P2P) d'échanges de contenu contre leurs utilisateurs. Il permet de rechercher les fichiers suspects par mots-clés, de les télécharger pour en vérifier le contenu et de relever l'adresse IP de leurs détenteurs.

Réservé pour l'heure aux forces de l'ordre, ce programme suscite le plus grand intérêt des majors de l'industrie du disque et du cinéma, qui y voient une arme de choc pour lutter contre la copie illégale de musique et de films. Un «trafic» qui a coûté l'an dernier plusieurs milliards de francs au secteur du divertissement. Selon une étude de l'Association américaine des professionnels du disque (RIAA), plus de 2,6 milliards de fichiers musicaux seraient illégalement téléchargés chaque mois.

Procédure complexe

La fin des Kazaa, Gnutella, Grokster et autres communautés de libre-échange de fichiers en tout genre? Pas sûr. Car, en pratique, il ne suffit pas d'identifier le consommateur de contenu illicite pour le faire condamner. La procédure est plus compliquée. D'abord parce que seul le juge d'instruction — et non la police — peut s'adresser au fournisseur d'accès internet pour retrouver le titulaire de l'adresse IP incriminée. Or son action dépend de la nature des soupçons qui pèsent sur l'internaute en question.

«Il faut qu'il y ait des indices sérieux et suffisants pour donner matière à une enquête, explique le juge d'instruction vaudois Jean Treccani, cité dans l'agefi. Si les fichiers détectés par la police sont en apparence illicites et si l'adresse IP est correctement filtrée et correspond bien à une personne domiciliée en Suisse, il n'y a pas de raison de ne pas enquêter.» Dans une affaire de cyberpédophilie, le juge peut alors ordonner une perquisition au domicile de l'internaute et demander son inculpation.

Plainte ciblée

Mais qu'en est-il dans les cas de téléchargement et d'échange illégaux de musique et de films? L'affaire se corse. D'abord parce que la loi suisse sur le droit d'auteur (LDA) ne condamne pas le téléchargement de fichiers. Au contraire, elle autorise la reproduction et le stockage d'une œuvre à titre privé. En revanche, elle réprime la mise à disposition du contenu de son disque dur sur un site web ou un réseau P2P. L'échange de fichiers est donc bien passible de sanctions et c'est là que l'industrie du divertissement entend sévir.

Grâce à des logiciels comme LogP2P, les majors sont désormais en mesure de constater l'infraction, d'identifier l'adresse IP de son auteur, de retrouver la date et l'heure du délit, et de connaître le contenu du fichier piraté. Autant d'éléments décisifs dans le cadre d'une plainte pour violation de droit d'auteur. En effet, l'action a peu de chances d'aboutir si l'auteur et les conditions de l'infraction ne sont pas connus. En revanche, une plainte ciblée à de meilleures chances de déboucher sur une condamnation.

Piégés, les consommateurs de musique illégale? Pas tout à fait. Car même si le délit et l'adresse IP de ses auteurs ont été identifiés, l'obtention de preuves est très problématique. Dans le cas de réseaux partagés (LAN) par exemple, avec plusieurs machines qui se partagent le même accès internet — donc la même adresse —, l'identification du coupable s'annonce très délicate. De même, certains programmes pirates (cheval de Troie) permettent d'installer des fichiers dans le disque dur d'un PC connecté à un réseau P2P, à l'insu de son propriétaire. Comment alors déterminer la culpabilité de ce dernier?

Si aucune major n'admet à l'heure actuelle se servir d'un logiciel «détective» de type LogP2P, nul doute qu'elles auront recours à l'avenir à tous les moyens disponibles pour traquer les utilisateurs illégaux. Le New York Times n'a-t-il pas récemment dévoilé que certaines d'entre elles seraient en train de financer le développement de virus informatiques capables de neutraliser les réseaux P2P?

JULIEN ROUYER

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